Charte architecturale, urbanistique et paysagère de la ville d’Ifrane

Cette charte approuvée en décembre 2012 par le conseil municipal d’Ifrane, vient pour asseoir des règles précises et surtout une pédagogie pour à la fois informer, former et sensibiliser tous les intervenants  à la spécificité qui qualifie l’armature urbaine, le paysage et le bâti d’Ifrane. Ces intervenants devront désormais, intégrer un vocabulaire et une esthétique qui font l’identité de la Ville dans leurs projets quelque soit leur taille, qu’ils soient de construction ou d’aménagement urbanistique ou paysager. L’ambition de cette charte est donc de valoriser la ville d’Ifrane dans un souci d’esthétique et de développement urbain qui soit humain et durable. Ce sera l’assurance du maintien de son caractère et de son identité.

Véritable ligne directrice, cette charte complète le processus de planification urbaine et de requalification urbaine de la ville. Elle permettra par son adoption une meilleure gestion de la qualité du cadre de vie, et ce en gardant comme objectif : le renforcement et la pérennisation de l’identité de la Ville  tout en assurant le bien-être des usagers.

L’atout majeur de cette charte est son intégration au niveau du règlement du plan d’aménagement d’Ifrane, homologué en date du 14/02/2013 dont le règlement stipule que «Tout projet quel que soit sa nature sera soumis aux dispositions de la charte architecturale et paysagère de la ville d’Ifrane ».

Les principales prescriptions de la Charte :

  • Prescriptions urbanistiques : une ville noyée dans la verdure.

Ce volet s’attache à identifier les actions à mettre en place en vue de préserver l’harmonie de la silhouette urbaine et ce à l’échelle macro et microscopique.

  • Prescriptions architecturales : un cachet de ville de montagne à préserver.

Cet axe met en valeur l’architecture authentique d’Ifrane qui se démarque par ses pignons triangulaires très épurés, habillés par des toitures à 55°, recouvertes de tuiles rouges avec un toit qui habille complètement la maison et qui déborde sur le pignon. Il en découle un ensemble de détails architectoniques et techniques à respecter pour tout acte de bâtir selon les différents secteurs urbains.

  • Prescriptions paysagères : une ville intégrée dans son environnement.

Cette partie insiste sur la diversité des éléments naturels qui procure une grande spécificité à la Ville. Pour la préserver et la tourner en ornement urbain, tout projet urbain doit s’adapter à ces éléments naturels et non l’inverse, à savoir :

-     Les formations forestières qui tracent la silhouette de la ville.

-     L’eau, qui traverse la ville à travers des affluents de l’Oued Tizguit et qui stationne par endroit sous forme de lacs.

-     Le minéral, à travers les magnifiques talus en pierre d’Ifrane ou sous forme de rocailles d’origine volcanique : Il est l’expression même de la nature, si bien qu’il faudrait l’afficher au lieu de le masquer.

-     Le relief qui doit être considéré comme un avantage et non un inconvénient. La topographie accidentée par endroits, les cours d’eau et les vallées doivent être pris en compte sans vouloir les atténuer ni les annihiler.